Théo m'a Lu Anne !

26 mars 2019

Autisme - Apprentissages / Après deux mois de CPC...des nouvelles !

Déjà un peu plus de deux mois qu'il potasse ses cours et les retours sont encourageants. Les professeurs y vont de leurs conseils bienveillants et nous sommes globalement très satisfaits de la "maison" !

Néanmoins quand il a commencé à me dire :"J'ai plus le temps de lire !", je me suis étonnée qu'il ait mis autant de temps avant de s'en plaindre. Le fait est qu'avant, ses séances "lecture" étaient bien rythmées et bien calibrées. Il lisait entre telle heure et telle heure et tant de pages/jour. Routine, rituel...

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Puisque le nombre de devoirs à renvoyer est conséquent, il a dû limiter son nombre de pages à lire et là, ça a coincé. Hormis ce détail que nous avons depuis corrigé, il est plutôt content et motivé. Dans l'ensemble, je dois bien l'avouer, les cours sont bien faits : synthétiques et clairs. Les devoirs sont courts et les professeurs ont l'air de bien prendre en compte le handicap.

Alors on ne s'étonnera pas qu'en histoire-géo, en SVT (où l'on s'est aperçu qu'il avait tout de même une bonne capacité d'analyse dans ses domaines de prédilection, ça a été plutôt rassurant) et en maths, il se balade. Par contre, en français malgré ses nombreuses lectures, c'est plus problématique. Mais c'est assez spécifique à l'autisme. Pas d'inquiétude donc d'autant que les épreuves du bac français n'obligent aucunement à s'épancher (surtout depuis que l'écriture d'invention a été purement et simplement supprimée).

Donc j'explique sa difficulté avec un cas concret. 

Il lui a été proposé dans un devoir de se remémorer un souvenir de "sa petite enfance" et de faire état des sentiments qu'il a éprouvés à ce moment précis. Bien sûr, ceux et celles qui ont un enfant autiste sauront qu'un tel travail rélève souvent de l'utopie ! Alors ce qui est drôle, c'est qu'il est allé se renseigner sur Wikipédia pour déterminer ce qu'on entendait ordinairement par la "petite enfance". Wikipédia est clair : c'est avant six ans. Bon bah, il fera l'impasse sur l'exercice parce qu'avant ses six ans, point de souvenirs. Même après d'ailleurs ! Enfin pas ce genre de souvenirs...s'il garde intact les endroits, les faits, les noms des lieux ou des personnes, par contre, les sentiments qui devraient s'y rattacher sont inexistants. Il peut dire que c'était bien ou pas mais ça ne va guère plus loin.

Alors il a essayé, il s'est donné du mal mais non, rien n'est venu, on n'a pas avancé d'un poil. Au bout du compte, il a simplement déclaré : "Je ne ferai pas cet exercice", tout en me regardant d'un air interrogateur du type "j'ai le droit ou pas ?". J'ai commencé par lui proposer de modifier la consigne, on enlèverait la mention "durant votre petite enfance". Refus catégorique : la consigne, c'est la consigne. On aurait dit que c'était bien pire que de ne pas faire l'exercice du tout. Finalement le devoir n'est parti qu'avec le tout petit premier exo, le second est donc...une jolie page blanche. Sa décision n'a pas que des mauvais côtés : j'ai pu ainsi joindre à la copie un exposé circonstancié à l'intention de son professeur sur l'autisme et ses limites. Quant à la note, me direz-vous ? Bah, on s'en fiche !

Le devoir suivant traitait des systèmes de narration et du changement de point de vue dans un texte (interne, externe omniscient pour ceux qui ont déjà étudié ce point du programme). Le support en était deux excellentes nouvelles à chute...

La première a pour titre Iceberg (de Fred Kassak). Cliquez ici pour sa lecture. Le texte est écrit du point de vue de Bernard mais dans l'exercice, il s'agissait de le modifier et de réécrire le texte du point de vue d'Irène. Le texte en est donc profondément modifié et les sentiments des personnages sont bien sûr très différents. L'exercice est tout à fait intéressant mais loin d'être simple pour un autiste. Alors on l'a transformé en jeu : chacun écrivait sa version et on comparait. Il s'est alors rendu compte que les sentiments que l'on prêtait aux autres relevaient le plus souvent de notre propre imagination. Et que du coup, on peut inventer et donc créer. Alors je ne dirais pas que c'est devenu plus aisé ou plus naturel. Loin de là...mais si on lui rappelle avant que c'est avant tout une "invention", il peut arriver à "se lâcher"...un peu !

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La seconde nouvelle à chute s'intitule Quand Angèle fut seule (de Pascal Mérigeau). Cliquez là pour sa lecture.  Là, il s'agissait de trouver une ellipse et un retour en arrière. Pas de problème. L'exercice s'arrêtait là. Heureusement parce qu'expliquer l'impression que produisaient ces deux techniques d'écriture sur le texte a été beaucoup plus compliqué. On l'a fait à l'oral,...c'était bien suffisant.

Alors ces nouvelles sont tirées de ces deux recueils :

Nous continuerons probablement avec cet ouvrage qui compte une cinquantaine de nouvelles (même si elles ne sont pas toutes "à chute"), ça reste un "classique" :

Le décryptage des situations complexes reste un point à travailler. Une compréhension plus fine des sentiments reste essentielle. Il y travaille... 

Bonne lecture.


15 mars 2019

Autisme / A voir et à lire...

1) A voir sur ARTE en cliquant ici :

L'excellente vidéo "Une vie à contre-courant" sur l'exploit de Beth French, une britannique, nageuse marathonienne qui souffre d'un SFC (le syndrome de fatigue chronique). La nage lui a probablement sauvé la vie. Dans ce reportage, on la suit dans son défi fou de franchir sept détroits aux quatre coins du monde...à la nage bien entendu !

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Mais ce n'est pas tout. Elle emmène dans la plupart de ses voyages son fils Dylan, porteur d'un TSA. C'est aussi pour lui qu'elle a choisi d'accomplir cet exploit : pour lui montrer qu'aucun handicap ne doit l'empêcher de poursuivre ses rêves et de dépasser ses limites. 

La première partie de cette vidéo porte plutôt sur Beth et comment elle a elle-même choisi de faire un pied de nez à son handicap. La seconde partie est plutôt dédiée à la relation qu'elle entretient avec son fils et la manière dont elle l'accompagne en choisissant cette fois de lui faire vivre son aventure. La fin est bouleversante et j'aime le discours de Beth sur le fait que ce qui est intéressant n'est pas de réfléchir à ce qui peut nous faire avancer mais plutôt de tenter de découvrir ce qui nous freine et de nous en débarrasser. Au delà du résultat final du projet, on est interpellé par sa jolie philosophie sur l'exploit, la recherche de la performance...ou comment se rendre compte des choses vraiment importantes et ne pas oublier de cultiver son jardin ! 

Durée : 88 minutes  /  Disponible jusqu'au 11 avril 2019

2) A lire : Les fabuleuses aventures d'Aurore de Douglas Kennedy

Douglas Kennedy est un auteur à succès que l'on ne présente plus (donc je ne le présente pas).

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Là, il s'essaye à un tout autre genre en publiant un ouvrage jeunesse avec pour thème central, l'autisme. 

La présentation de l'éditeur dit ceci :

" J'ai demandé à Maman si c'était vrai que les autres avaient des problèmes à cause de moi. Elle m'a répondu :
– Ne laisse personne te dire ça, Aurore. Tu es comme ton prénom : un vrai soleil.
Aurore.
C'est moi ! "

Autiste, Aurore ne parle pas. Mais elle écrit sur sa tablette à la vitesse de la lumière. Et elle a un secret. Elle lit dans les yeux des autres : Maman, Pap', sa grande soeur Émilie, mais aussi Lucie, la meilleure amie d'Émilie, harcelée à l'école. Le jour où Lucie disparaît à Monster Land, le parc d'attractions, Aurore s'improvise détective...

Douglas Kennedy est venu présenter son livre dans Le Magazine de la santé de France5 de ce jour. La vidéo est  (placez le curseur à 13 minutes et 18 secondes précisément). Il connaît bien le sujet des TSA puisque son fils aîné, Max, est lui-même autiste. Il en parle d'ailleurs joliment aussi dans cet entretien.
Les fabuleuses aventures d'Aurore - Pocket Jeunesse -  208 pages  (Âge recommandé : 9 - 12 ans)
A bientôt. LaMaman

13 mars 2019

Autisme / Visite chez le médecin...

Trouver un médecin dans le secteur est très, très compliqué ici, je l'ai déjà dit. Même un médecin généraliste...

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Bref, on en a trouvé une aux confins du département (à 100m de chez elle, c'est la Suisse). Alors elle ne sera pas le médecin traîtant de Théophile parce qu'elle est total surbookée comme tous les généralistes du coin. Pas parce qu'on est davantage malade ici qu'ailleurs. Non, simplement parce qu'ils ne sont qu'une poignée de courageux à vouloir venir affronter le climat polaire, la neige et plus généralement, la vie dans ce "no man's land", comme aime à le rappeler l'orthophoniste de Théophile.

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Alors là, pas de gros bobo, juste un renouvellement et pas l'envie d'aller à Paris juste pour une ordonnance. Sympa, cool, la médecin. Ici, tout le monde est cool d'ailleurs (mais réservé). C'est je pense, l'avantage des régions "perdues" au milieu de rien (La France "du vide" comme dit Théophile). Moins de stress donc plus cool.

Le rendez-vous est pris sur le site internet du praticien en même temps que précisé(s) en quelques lignes le(les) motif(s) de la visite. J'avais pris soin donc d'avertir que Théophile était autiste. Cela donnait au médecin la possibilité et le temps d'adapter son comportement et son discours. En clair, on lui demandait de se montrer rassurante mais pas trop intrusive. Pas de questions trop personnelles et pas trop toucher non plus !

Alors la médecin est jeune et compétente et très homéopathie... Seul hic : les plus proches homéopathes officient à Annecy ou Besançon (3h de route aller-retour pour chacun). Ici, le seul homéopathe échoué dans cette contrée ne prend plus de nouveaux patients non plus. C'est pareil pour les orthophonistes, les dentistes, les ORL, etc. Heureusement que nous ne somme pas trop "doudouilles'.

A ce stade de la consultation, nous en arrivons au sujet de l'autisme qu'elle appelle de suite la "maladie". Je vais m'apercevoir qu'elle en a une définition et une conception très "universitaire". A la question : "Et comment son autisme se manifestait-il ? Il avait des crises ? Il tapait sur tout ?..." Euh...bah non ! Il ne parlait juste pas, ne comprenait rien de ce qu'on disait, avait juste l'air d'arriver d'une autre planète, ne nous appelait pas donc, ne s'apercevait pas que les autres existaient. Mais non...pas violents pour deux sous. Juste...pas là quoi. Elle trouve qu'il parle bien maintenant (C'est sûr, faut l'entendre avec son ton très docte, c'est à mourir de rire parfois). Je préviens qu'il n'est pas Asperger. Le mot n'a même pas l'air de l'interpeller. Alors tant que j'y suis, je précise qu'il y a derrière tout ça de l'orthophonie (6 ou 7 ans maintenant), un accompagnement à domicile, un suivi scolaire sur-mesure, un suivi psychologique et psychiatrique et une guidance parentale (sur une dizaine d'années). Je vois bien que pas la moitié des composantes de cette prise en charge globale ne lui est familière. Il y a encore du boulot pour que les médecins aient une perception un peu plus "actualisée" de l'autisme. 

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Bref, reparlons de l'eczéma qui rampe sur le bras de Théophile depuis plusieurs semaines. Je me fais la réflexion que c'est peut-être le premier autiste qu'elle rencontre ici (elle est jeune). L'orthophoniste avec laquelle Théo travaille depuis presque deux maintenant a accepté de le prendre parce qu'elle aime travailler avec des autistes. Il a eu de la chance...

Donc pour l'eczéma de Théophile, la médecin pense que l'autisme et le niveau de stress qu'il engendre pourraient en être la cause (sûr, j'aurais pu le trouver toute seule). Le seul contre-argument à ça est que Théophile est bien moins stressé ici (y a personne, cool pour lui !) qu'il ne l'était avant et son eczéma n'était pourtant plus apparu depuis au moins cinq années. Bref...il est presque midi, il a faim...on abrège.

Chez les généralistes, oui, l'autisme, on connaît mais on en a encore une vision très archaïque, imparfaite, partielle... Elle n'a juste pas l'air surprise que les prises en charge aient lieu encore à Paris. Et pour cause... De même qu'à la question :"As-tu des projets pour ton avenir ?", elle s'est enthousiasmée avec cette réplique : "Oui et puis après tes études, tu iras travailler !" Quand je l'ai informée que seuls 10 à 20% des autistes étaient "intégrés" dans le milieu professionnel, j'ai senti que c'était une vraie nouvelle pour elle. Et je n'ai pas précisé que dans la très grande majorité des cas, il s'agissait d'autistes Asperger pour lesquels l'expérience du milieu du travail n'était pas toujours une sinécure, loin s'en faut. 

Alors finalement j'envisage de faire le tour des généralistes du coin (au hasard des petits bobos de Théophile), enfin ceux qui voudront bien nous donner un rendez-vous. Je pourrais ainsi mieux me rendre compte de "l'état des connaissances" des praticiens en matière d'autisme. L'enquête "incognito" pourrait être drôle et riche d'enseignements à la fois.

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Sinon Théophile n'en a rien pensé, il était simplement content d'avoir une ordonnance pour pouvoir se débarrasser de son eczéma. C'est tout bon alors.

Ah si...il a juste tilté sur d'immenses banderoles plaquées sur la façade d'une maison en face du cabinet médical et qui disaient : "Non à l'installation d'éoliennes...Protégeons nos beaux paysages !". Projet d'éoliennes en haut de la montagne. Pourquoi pas ? Sauf que c'est un projet suisse. Conflit entre les deux régions depuis plusieurs années. Pas simple d'avoir à partager la montagne... (c'est une affaire qui a débuté en 2015, cliquez pour en savoir un peu plus). 

Bonne lecture.

LaMaman

27 février 2019

IEF / En vrac (niveaux collège et lycée)

Alors tandis que Théophile planche sur un devoir d'Histoire-Géo, je me laisse balader sur internet et voilà ce que j'ai trouvé intéressant...

- Pour celles et ceux qui travaillent sur la Grande Guerre (1914-1918), un exposé interactif instructif mais aussi ludique :

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A trouver ici

Vous pouvez le personnaliser et obtenir à votre nom un diplôme (signé de la Reine...le jeu est canadien) de vaillant soldat encore...vivant à la fin du jeu.

Vous êtes dans les tranchées. A plusieurs moments et endroits du jeu, vous devrez faire des choix qui vous sauveront ou pas. Un conseil : ne faites pas le malin ! Après chacun ses choix... Théophile est mort 4 fois (nous avons donc reçu à chaque fois, nous sa famille, un formulaire nous avertissant de sa disparition, snif). Ici, tout le monde s'y est risqué et vraiment nous avons trouvé le récit très instructif et intéressante l'idée de l'interactivité. Comme précisé plus haut, c'est canadien, ne vous étonnez donc pas de l'accent. L'histoire est racontée et écrite également, donc pas de problème.

Ensuite on peut compléter avec les incontourbales "L'Histoire de France en BD" de chez Castreman et en particulier celui-ci. (Théophile conseille cette collection). 

1914-1918... La Grande Guerre

A trouver ici

 2) Pour les lycéens qui préparent les épreuves du bac français, je conseille cet ouvrage dans la catégorie utopie/dystopie:

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On étudie plus souvent L'utopie de Thomas More, Le Supplément au voyage de Bougainville de Diderot, La Ferme des animaux de George Orwell pour n'en citer que quelques-uns. Celui-ci est intéressant aussi. Mais surtout à cette occasion, j'ai découvert une série de vidéos avec pour titre L'Alchimie d'un roman. Pour Le Jeu des perles de verre, vous pouvez regarder la vidéo ici. Il y en a une soixantaine, à terme, il devrait y en avoir cent. Dans le Jeu des perles de verre, pour faire simple, on a deux romans pour le prix d'un puisqu'à la lecture, il semble que ce soit bien une utopie qui dérive lentement mais sûrement vers une dystopie. La vidéo est éclairante sur ce point.

Résultat de recherche d'images pour "l'alchimie d'un roman"  Résultat de recherche d'images pour "l'alchimie d'un roman le jeu des perles de verre"

3) Il y a longtemps nous avons découvert le site NOTA BENE. On y parle d'histoire, toutes époques. C'est clair, bien illustré et souvent décalé et donc drôle. C'est .

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J'en avais un autre mais je ne m'en souviens plus...ce sera pour la prochaine fois !

A bientôt.

LaMaman

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22 février 2019

IEF / Etude fondamentale sur l'école à la maison

En France, aucune étude fondamentale n'a jamais été effectuée sur l'école à la maison. Aucune comparaison non plus avec l'école traditionnelle. Alors tous les "antis" y vont de leurs arguments le plus souvents subjectifs puisque rien ne peut les étayer.

Le problème est identique pour nous homeschoolers. Je lis souvent que des parents-instructeurs perdent un temps et une énergie considérables à se justifier auprès de leurs proches, de leurs amis ou des institutions... Je pense avec le recul qu'il existe une vraie différence de point de vue entre les familles scolarisantes et non-scolarisantes. Lorsqu'il y a débat sur le maintien "légal" de l'école à la maison en France, nous sommes peu soutenus. Je crois qu'on peut parler de scission !

Alors chacun peut avoir son point de vue. Bien que j'ai souvent constaté qu'à la question "Pourquoi scolarisez-vous vos enfants ?", les réponses ne fusent pas d'emblée. Alors que si l'on demande à l'inverse "Pourquoi avez-vous fait le choix de ne pas scolariser vos enfants ?", les arguments coulent de source. Parce que c'est toujours un choix mûrement réfléchi de proposer à ses enfants une autre alternative. Viennent ensuite le désir d'avoir un solide projet familial, des liens resserés et de veiller aux particularités de chacun.

Je ne connais aucune famille ayant fait l'IEF qui regrette ce choix. Je dis bien : PAS UNE !

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Que les enfants aient fait toute leur "scolarité" à la maison ou aient été rescolarisés par la suite (le plus souvent à partir du lycée), aucune ne m'a jamais dit "j'aurais dû faire un autre choix". Je note aussi chez ses familles des liens familiaux très forts, des choix de vie atypiques aussi chez les enfants devenus adultes. Moins de conformisme dans les projets de vie, on va dire.

Nous sommes un petit cercle de familles qui correspondent toujours même si nos enfants sont tous adultes aujourd'hui. Et je note que c'est toujours la même satisfaction d'avoir assumé un choix qui est très loin de faire l'unanimité en France. Comme une évidence...

Le non-scolarisation est ménacée en France, un projet de loi est en train de la mettre à mal. Même si la Convention européenne protège encore cette liberté fondamentale en matière de choix éducatif, le gouvernement français actuel est en train de tailler en pièces le petit reste de cette liberté. C'est navrant et c'est injuste au regard de ce qui est proposé dans le système traditionnel qui est très loin de donner sa chance à tous. Que ce soit l'enquête PISA ou PIRLS ou TIMMS.., le niveau scolaire reste médiocre dans notre pays. Cinq enquêtes sont analysées . Certes elles datent de 2017 mais les résultats ne sont guère meilleurs pour 2019 (La France se classe au 26e rang sur 70 pays alors qu'elle était 25e en 2012. Etude PISA). 

Je désespère de pouvoir participer puis consulter un jour une vraie enquête objective sur l'école à la maison. Néanmoins, j'en ai trouvé une, américaine celle-ci. C'est vrai, elle date un peu mais ce qu'elle contient est intéressant tout de même. 

Quelques morceaux choisis pour vous donner envie d'aller plus loin :

- "L'école à la maison fait partie intégrante d'un vaste mouvement vers une liberté de choix éducatif. Il y a cependant, des raisons de considérer l'école à la maison comme ayant sa propre identité. Elle mérite étude et considération, comme étant la plus privée des écoles privées".

- "L'école à la maison est un effort dirigé vers la sauvegarde des valeurs, ce qui, autrefois, était la mission commune de la famille et de l'école. L'éducation à la maison constitue le rejet de la tendance au collectivisme presque total dans l'éducation, et le refus de l'abaissement du niveau scolaire des enfants. C'est une réaction contre le déclin et la dépersonnalisation de la scolarité. C'est un témoignage de foi en la famille, foi perdue depuis trop longtemps."

- "Ma ferme conclusion est qu'il est grand temps pour les citoyens d'une façon générale, et pour les éducateurs en particulier, de reconnaître et de respecter l'instruction familiale pour ce qu'elle est et pour ce qu'elle accomplit. Trop souvent les critiques intransigeantes envers l'école à la maison viennent de personnes ignorantes à cet égard."

- " Un point doit être clairement posé : une école à la maison est avant tout un foyer ; la première exigence pour une réussite de l'école à la maison, est une vie de famille réussie."

Les questions suivantes sont posées :

1) Les enfants sont-ils convenablement instruits par l'école à la maison ? Evaluations au menu et chiffres.

2) Des parents "ordinaires" sont-ils qualifiés pour enseigner ?

3) La socialisation des enfants est-elle pénalisée par l'ecole à la maison ?

4) Les enfants de l'école à la maison sont-ils préparés pour l'Université ?

5) A quoi ressemble réellement l'école à la maison ?

6) Pourquoi l'éducation familiale est-elle devenue une nécessité ?

7) Conclusion de l'auteur : "L'éducation familiale n'est pas une fantaisie passagère. Ceux qui, comme nous-mêmes, sont impliqués dans l'éducation professionnelle savent depuis longtemps que l'influence la plus puissante sur les bons résultats scolaires des enfants est l'implication des parents. Ce facteur culmine dans l'école à la maison. Au fur et à mesure que nos écoles sont devenues de plus en plus massives, technologiques, impersonnelles, antisociales, amorales et collectivisées, les éducateurs ont peut-être besoin d'un laboratoire plus simple, plus naturel et plus humain, leur permettant d'explorer les éléments fondamentaux de la vie et de l'apprentissage. J'en viens à suggérer que ces éléments de base sont tous présents ici, et se développent d'une façon unique dans le cadre privé, simple et normal de l'école au foyer."

L'article est ici !

L'auteur, Samuel Peavey, médiateur entre éducation privée et Ecole de formation de l'Université de Louisville  prévient :"Je ne suis pas un promoteur de l'école à la maison en tant que tel. Je suis un promoteur du libre choix entre plusieurs possibilités."

Bonne lecture.

LaMaman

Posté par Theomaluanne à 12:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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