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Pour tout dire, je n'étais pas très pressée de connaître mes résultats.
Sauf que là, je me suis demandée si l'académie ne s'était pas plantée (comme ça, on serait deux ;)...) en transcrivant mes notes sur la plateforme des résultats.

C'est possible ça ? Pour moi, l'espace de quelques secondes, il y avait eu un problème. Hé non ! Youpi, des note supérieures à la moyenne (et même très largement pour l'oral!) ! Enfin, on ne va quand même pas les refuser !!


Mes impressions...
La première est : je suis à peu près vaccinée de la lecture pour cette année - au moins ! Désormais, à moi magazines, livres-documentaires, mais pour la littérature, je fais un break !

Ensuite, pour être honnête, j'avouerais tout d'abord que je n'ai pas été spécialement emballée par la perspective d'étudier des œuvres de français - quoiqu'on en dise, et quelques soient les résultats obtenus ...

Je voudrais également tempérer les sentiments de ma Maman (ou alors, c'est simplement une différence-de-perception-de-relation-humaine !) parce que la complicité et le plaisir n'étaient pas forcément partagés de mon côté cette année :-°...
C'est vrai quoi, c'est rébarbatif (mais j'entends maman: "ça-fait-ga-gner-des-poiiiints !" :) ) de décortiquer des textes, alors qu'on pourrait les lire tranquillement (les orteils en éventail par exemple), et surtout, en y prenant plaisir.
En plus le français, ce n'est plus ma tasse de thé :(.
Tant mieux, parce que maintenant, cette matière, c'est fini !!!

Voilà, j'ai fait mon mea culpa :).

Mais quand même, on ne va pas noircir le tableau !
J'ai été très contente d'avoir une maman qui m'a préparé mes "supports de cours" (vous savez, des morceaux sélectionnés des petits livres rouges de Mao Zedong de la collection "Profil" de chez Hatier, Wikipédia - une connaissance à moi -, et d'autres ouvrages), parce que je n'aurais pas eu le courage de faire tout ça moi-même.
C'est un boulot gigantesque : elle a tout recopié sur ordinateur, complété (si besoin), fourré classé ça dans des classeurs... pfiouuuu. J'applaudis (clap-clap-clap-clap-clap-clap...).
Il faudrait deux années au moins pour préparer correctement un bac français... mais ça ne veut en aucun cas signifier que je suis prête à recommencer ah non ! !

Les épreuves

Le 21 juin, épreuve écrite, de 8 h  à 12 h.

Du coup, je suis arrivée à l'épreuve d'écrit (dans un lycée situé à +/- 30 km) déjà un peu "endormie" parce que je m'étais levée à 6 h, ce qui est un peu exceptionnel pour moi...
Inutile de préciser que j'étais un peu (beaucoup) stressée aussi... c'est quand même une épreuve du bac, l'air de rien !
[Edit : D'ailleurs, ma sœur Lucie me signale que j'ai omis un détail. Effectivement, j'étais tellement tendue que j'ai vomi en arrivant (ah-ah, c'est siiiiii drôle)... J'ai donc failli nourrir les petits poissons de la rivière où pêchait un type (à 7h et demi, faut être courageux !). Mais, envers et contre tout, je suis restée propre !]
Cette année (j'avais vérifié la veille au soir, toute fébrile), les statistiques semblaient pencher vers un sujet de poésie...
Ouh la... 4 ans que ce n'était pas tombé, ça faisait un peu longtemps :).
Heureusement (?), je suis tombée sur le thème "Convaincre, persuader, délibérer" (ça vous inspire, vous ?).
Mon corpus était axé sur l'utopie parmi des textes des auteurs Fénelon (Le voyage de Télémaque), Montesquieu (Les Lettres persanes, l'épisode des Troglodytes) et Voltaire (Candide).
Sortie un peu déçue quand même... Mais consolation de taille : depuis deux semaines, c'était la première fois qu'il y avait... du soleil !!

Le 28 juin, épreuve orale, convoquée à 10 h. Il s'agit d'une épreuve constituée de 30 minutes de préparation à une question posée + 10 minutes d'exposé + 10 minutes de questions.
En plus, comme je suis chanceuse, j'ai eu le droit de visiter deux lycées différents : un pour l'épreuve d'écrit et un second pour l'oral. Grande première !
Le premier devait être (à sa façade) un beau bâtiment de briques... j'ai été déçue, on nous a fait passer par derrière, et finalement, ce n''était que du béton, bleu, jaune et gris dépassés (ceux qui ont fait ça avaient du goût, non ?) :(.
Le second pas mieux, et en plus, c'est un vrai labyrinthe !
Heureusement, le lycée avait prévu du personnel pour orienter les candidats.

Arrivée dans un lycée en béton, 3 coupures de lumière (!), et quelques minutes d'attente plus tard on me dit de pénétrer dans la salle : ça y est, ça commence. Nous y sommes 5, dont 3 candidats, et nous devons quelques fois parler en même temps !

Je vois l'examinatrice qui feuillette mon descriptif de lecture... petit frisson... elle s'arrête à la dernière page de manière prolongée...
Ah non, ah non, c'est là où j'ai justement casé la poésie pour qu'elle ne la voit pas !!
Ça fait un peu longtemps qu'elle est arrêtée sur Apollinaire : "Euh. Vous choisissez la poésie ? - Oui..." Et zut, le sujet que j'ai le moins révisé, le sujet qui m'ennuie le plus !
Je tente ma chance, comme l'a indiqué "Le Bac français pour les Nuls : "Euh... puis-je changer de sujet ? je ne suis vraiment pas à l'aise avec la poésie... - Non." Bon. OK... On y va...
Et c'est parti pour 30 minutes de préparation, chrono en main...
A vrai dire, peut-on vraiment parler de vraie préparation ? Une goulée d'eau, je griffonne à peine deux ou trois éléments typiques du poème étudié (la première partie de "Zone", jusqu'à "Il détient le record du monde pour la hauteur") et c'est déjà mon tour.

J'ai eu vite fait de tourner en rond (La question est:"En quoi la poésie d'Apollinaire constitue-t-elle un nouvel art poétique ?") malgré mes 3-4 arguments (axés sur : la modernité des thèmes, l'affranchissement des règles poétiques traditionnelles). 

20 minutes après, je ressors de la salle (en un seul morceau, j'en suis étonnée moi-même!) et souhaite bon courage aux compagnons d'infortune qui ne sont pas encore passés devant leur commission. Ouaip... Eux aussi, ils vont connaître l'antre de l'ogre. Le rite de passage des futurs bacheliers. Allez les grands (j'étais apparemment la plus jeune).
Ouf, fini ! J'arrive près de la voiture, je dis à Maman : il faut que j'appelle Lucie (ma sœur aînée) ! Incroyable, je suis tombée sur le même sujet qu'elle 7 ans plus tôt ! ! Elle aussi avait tourné court !
On verra donc ce que donnera le bac français de Mathilde ;) ?

Enfin, étrangement, l'oral a payé. J'en déduis donc, que ce n'était pas si mal... même si j'ai eu dans mon exposé quelques moments "blancs" (je vous laisse imaginer ce que ça donne) et la trouille devant un professeur qui écoutait à demi le second candidat de la salle pendant que je parlais...

C'est fini, j'en ai marre de lire ! J'aimais bien Camus (c'est pour cela que j'avais choisi La Peste) mais je n'ai plus du tout envie d'en lire davantage. Idem pour Zola, et en plus, j'ai appris que c'était un personnage totalement misogyne "en vrai". Ça m'a hérissé le poil ! Quand à la poésie (je m'enfonce, je sais ^^) je n'en avais jamais lu (':) ) et je n'ai plus vraiment l'intention d'en survoler pour le moment... Surtout quand on a besoin d'un bouquin énorme pour savoir ce qu'a voulu transcrire l'auteur !!


Après l'effort, le réconfort !

Moli_re

> Je tiens à vous faire partager l'excellent film Molière (2007), avec dans le casting Romain Duris (De battre mon cœur s'est arrêté, L'Arnacoeur), Fabrice Luchini (il n'est plus à présenter !), et Elsa Morante (elle a un accent italien délicieux).
Le film est librement inspiré d'une période mal connue de Molière. Le jeu des acteurs est fin, quelques situations comiques viennent illustrer l'histoire. Pour les petits comme pour les grands.
C'est un vrai petit bijou !
Le film est disponible en intégralité sur Youtube (sous-titré en anglais), la première partie est ici (il y en a 13) et la bande-annonce là.

> Les excellents livres "La Culture générale pour les Nuls", très divertissant à survoler et qui aborde de nombreux thèmes, et "L'Histoire de France pour les Nuls".

La_culture_g_n_rale_pour_les_nulsL_histoire_de_France_pour_les_nuls

> "La petite fille de Monsieur Linh", de Philippe Claudel : un ouvrage très touchant, au style d'écriture simple et concis que j'ai particulièrement apprécié.

La_petite_fille_de_Monsieur_Linh

 

Question lecture, je pense tout de même que je vais (un peu) revenir à mes premières amours, le roman policier...

De passage chez l'orthodontiste (Ah mais oui, en plus de ne pas aller à l'école, on porte Mathilde et moi, un appareil dentaire, histoire de ne pas se singulariser !), j'ai acheté ça à la Fnac :

Ars_ne_Lupin

Le lendemain soir, je l'avais fini. Eh oui... 216 pages seulement ça se gobe lit vite, surtout lorsqu'on a un peu de mal à s'endormir avec un appareil dentaire tiré à bloc !...

Sourire d'enfer vous salue.