On le sait : en France, on a les journées scolaires les plus chargées, et pourtant on obtient les résultats les plus médiocres d'Europe.

En Finlande, il y a bien moins d'heures de cours, pas de devoir après l'école, les enfants ne sont pas notés jusqu'à leur 14 ans, il y a moins de compétition, ils ne commencent l'école qu'à 7 ans, et ils sont premiers au classement PISA en Europe.

Reportage de 13 minutes "Une heure sur terre"

Reportage de 4 minutes "C dans l'air"

Reportage de 12 minutes "Port d'attache"

De façon synthétique, voici ce qu’on peut retenir parmi les secrets de la réussite à la finlandaise :

• Au niveau institutionnel : chaque école est indépendante, le système éducatif finlandais est totalement décentralisé. Les écoles dépendent de la commune et non d’un ministère national. Les professeurs sont valorisés à l’école et dans la société. Ils vivent leur métier comme une vraie vocation. Le système éducatif objectivement performant de la Finlande ne “coûte” pourtant pas plus cher qu’ailleurs à l’État : 5.6% du PIB finlandais est investi dans l’éducation en 2010 (contre 6.9% en France ou 6.2% au Canada par exemple) ;

○ Pas de pression financière sur les familles : le matériel scolaire, les fournitures, les transports scolaires, les services de santé, certains services spécialisés (psychologue, orthophoniste, etc.) et les repas sont gratuits ;

• Les relations des élèves avec les professeurs sont profondes et tiennent sur la durée. Un professeur de langue suit quasi systématiquement ses élèves du primaire au lycée. Au quotidien, l’enseignant tisse des liens pendant le temps scolaire lui-même mais aussi en dehors : par exemple il prend ses repas avec les élèves… (il n’y a pas la nette séparation que nous avons tous connue, je suppose, en France entre réfectoire  de cantine pour les élèves et “salle de repas des profs”).

○ L’enfant ne commence sa scolarité obligatoire qu’à 7 ans. Avant… il joue !!! Il n’y a pas de classement ni  de notes réelles jusqu’en 5e année (vers 12 ans) même s’il existe un système d’évaluation des élèves, c’est un système “interne” qui permet de savoir ce que l’enfant a compris et les “notes” ne sont utilisées qu’à titre informatif et pour ajuster au mieux les apprentissages à l’évolution des élèves.

• Les journées sont bien plus courtes, les élèves terminent la classe entre 13 et 14 heures. De même, le nombre d’heures annuel est significativement inférieur. En sortant de classe les enfants n’ont pas de devoirs au sens où nous l’entendons en France : “s’assoir le soir (avec ses parents ou non) pour une à deux heures en primaire et remplir des fiches”. Si devoirs il y a, ce sont plutôt des “recherches sur un projet” (souvent réalisé par petits groupes) que les élèves sont invités à faire sur les ordinateurs prêtés par l’école et avant de rentrer chez eux.

►► La priorité dans l’enseignement finlandais est donc donné à l’épanouissement des enfants et à construire son estime de lui. Personne n’est laissé sur le carreau. Ce système est réfléchi pour donner toute sa place à l’élève toujours en relation avec ses professeurs et à la manière qu’il aura personnellement choisie de construire ses apprentissages. Les enseignants sont dans ce cas de figure des guides dans son développement non des “maîtres” tout-puissants qui imposent leur manière de voir. ◄◄

Source : http://instruireenfamille.com/