DSC05923J'achève de lire le magazine "Cerveau & Psycho" et cet article m'a particulièrement intéressée:"Les interactions sociales dans l'autisme".

Rien là-dedans que les parents d'enfants autistes ne sachent déjà (d'ailleurs je pense que ce magazine devrait être lu par les neurotypiques afin de mieux comprendre les agissements et réactions des personnes autistes!) mais on y parle de "théorie de l'esprit" (et de la difficulté qu'ont les autistes à attribuer des pensées à autrui), de leur incapacité (plus ou moins marquée) à "faire semblant", de leur manque de sensibilité à l'ironie...

L'imagerie cérébrale montre une différence "d'activation" de certaines zones lors des interactions sociales: par exemple, un autiste tout comme un non-autiste va faire aller son regard vers une personne ou un objet. Mais là où le non-autiste ne va pas réagir (cérébralement toujours!) de la même manière selon qu'il s'agit d'une personne ou d'un objet, l'autiste lui ne montrera pas de différences (cérébralement encore). En gros, il ne fait pas de distingo entre une personne et un objet: pas plus, pas moins d'attention pour chacun d'eux!

 

D'autres études démontrent que les autistes ne sont pas friands de flatteries (ni pour en recevoir et encore moins pour en donner). Et là, il faut s'y faire parce que parfois, croyez-moi, un autiste (même jeune) ne vous l'envoie pas dire!!! Mais ça n'est pas toujours désagréable d'avoir en face de soi une personne qui vous dit des choses "vraies" sans se sentir obligée d'y mettre les formes ou craindre de vous froisser...

Alors même si la reproduction est interdite, je vous livre la conclusion (savoureuse) de cet article (c'est toujours un peu de publicité gratuite!):

" Enfin certains aspects du fonctionnement autistique remettent en question la notion de déficit. On l'évoque souvent concernant la perception ou la mémoire, mais on peut également le souligner dans le domaine social.

Ainsi, leur irréductible probité, l'indifférence à leur propre réputation, une grande indépendance, voire une certaine naïveté, ont pu, bien avant l'avènement de la clinique psychiatrique et des diagnostics, conduire à considérer certains autistes comme des modèles, voire des saints.

Ce n'est pas nier ou banaliser le handicap dramatique et les souffrances souvent associés à l'autisme que de rappeler que le comportement social normal gagnerait par certains aspects à être plus autistique."

A méditer!

LaMaman