En France, aucune étude fondamentale n'a jamais été effectuée sur l'école à la maison. Aucune comparaison non plus avec l'école traditionnelle. Alors tous les "antis" y vont de leurs arguments le plus souvents subjectifs puisque rien ne peut les étayer.

Le problème est identique pour nous homeschoolers. Je lis souvent que des parents-instructeurs perdent un temps et une énergie considérables à se justifier auprès de leurs proches, de leurs amis ou des institutions... Je pense avec le recul qu'il existe une vraie différence de point de vue entre les familles scolarisantes et non-scolarisantes. Lorsqu'il y a débat sur le maintien "légal" de l'école à la maison en France, nous sommes peu soutenus. Je crois qu'on peut parler de scission !

Alors chacun peut avoir son point de vue. Bien que j'ai souvent constaté qu'à la question "Pourquoi scolarisez-vous vos enfants ?", les réponses ne fusent pas d'emblée. Alors que si l'on demande à l'inverse "Pourquoi avez-vous fait le choix de ne pas scolariser vos enfants ?", les arguments coulent de source. Parce que c'est toujours un choix mûrement réfléchi de proposer à ses enfants une autre alternative. Viennent ensuite le désir d'avoir un solide projet familial, des liens resserés et de veiller aux particularités de chacun.

Je ne connais aucune famille ayant fait l'IEF qui regrette ce choix. Je dis bien : PAS UNE !

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Que les enfants aient fait toute leur "scolarité" à la maison ou aient été rescolarisés par la suite (le plus souvent à partir du lycée), aucune ne m'a jamais dit "j'aurais dû faire un autre choix". Je note aussi chez ses familles des liens familiaux très forts, des choix de vie atypiques aussi chez les enfants devenus adultes. Moins de conformisme dans les projets de vie, on va dire.

Nous sommes un petit cercle de familles qui correspondent toujours même si nos enfants sont tous adultes aujourd'hui. Et je note que c'est toujours la même satisfaction d'avoir assumé un choix qui est très loin de faire l'unanimité en France. Comme une évidence...

Le non-scolarisation est ménacée en France, un projet de loi est en train de la mettre à mal. Même si la Convention européenne protège encore cette liberté fondamentale en matière de choix éducatif, le gouvernement français actuel est en train de tailler en pièces le petit reste de cette liberté. C'est navrant et c'est injuste au regard de ce qui est proposé dans le système traditionnel qui est très loin de donner sa chance à tous. Que ce soit l'enquête PISA ou PIRLS ou TIMMS.., le niveau scolaire reste médiocre dans notre pays. Cinq enquêtes sont analysées . Certes elles datent de 2017 mais les résultats ne sont guère meilleurs pour 2019 (La France se classe au 26e rang sur 70 pays alors qu'elle était 25e en 2012. Etude PISA). 

Je désespère de pouvoir participer puis consulter un jour une vraie enquête objective sur l'école à la maison. Néanmoins, j'en ai trouvé une, américaine celle-ci. C'est vrai, elle date un peu mais ce qu'elle contient est intéressant tout de même. 

Quelques morceaux choisis pour vous donner envie d'aller plus loin :

- "L'école à la maison fait partie intégrante d'un vaste mouvement vers une liberté de choix éducatif. Il y a cependant, des raisons de considérer l'école à la maison comme ayant sa propre identité. Elle mérite étude et considération, comme étant la plus privée des écoles privées".

- "L'école à la maison est un effort dirigé vers la sauvegarde des valeurs, ce qui, autrefois, était la mission commune de la famille et de l'école. L'éducation à la maison constitue le rejet de la tendance au collectivisme presque total dans l'éducation, et le refus de l'abaissement du niveau scolaire des enfants. C'est une réaction contre le déclin et la dépersonnalisation de la scolarité. C'est un témoignage de foi en la famille, foi perdue depuis trop longtemps."

- "Ma ferme conclusion est qu'il est grand temps pour les citoyens d'une façon générale, et pour les éducateurs en particulier, de reconnaître et de respecter l'instruction familiale pour ce qu'elle est et pour ce qu'elle accomplit. Trop souvent les critiques intransigeantes envers l'école à la maison viennent de personnes ignorantes à cet égard."

- " Un point doit être clairement posé : une école à la maison est avant tout un foyer ; la première exigence pour une réussite de l'école à la maison, est une vie de famille réussie."

Les questions suivantes sont posées :

1) Les enfants sont-ils convenablement instruits par l'école à la maison ? Evaluations au menu et chiffres.

2) Des parents "ordinaires" sont-ils qualifiés pour enseigner ?

3) La socialisation des enfants est-elle pénalisée par l'ecole à la maison ?

4) Les enfants de l'école à la maison sont-ils préparés pour l'Université ?

5) A quoi ressemble réellement l'école à la maison ?

6) Pourquoi l'éducation familiale est-elle devenue une nécessité ?

7) Conclusion de l'auteur : "L'éducation familiale n'est pas une fantaisie passagère. Ceux qui, comme nous-mêmes, sont impliqués dans l'éducation professionnelle savent depuis longtemps que l'influence la plus puissante sur les bons résultats scolaires des enfants est l'implication des parents. Ce facteur culmine dans l'école à la maison. Au fur et à mesure que nos écoles sont devenues de plus en plus massives, technologiques, impersonnelles, antisociales, amorales et collectivisées, les éducateurs ont peut-être besoin d'un laboratoire plus simple, plus naturel et plus humain, leur permettant d'explorer les éléments fondamentaux de la vie et de l'apprentissage. J'en viens à suggérer que ces éléments de base sont tous présents ici, et se développent d'une façon unique dans le cadre privé, simple et normal de l'école au foyer."

L'article est ici !

L'auteur, Samuel Peavey, médiateur entre éducation privée et Ecole de formation de l'Université de Louisville  prévient :"Je ne suis pas un promoteur de l'école à la maison en tant que tel. Je suis un promoteur du libre choix entre plusieurs possibilités."

Bonne lecture.

LaMaman