Ce billet fait suite à celui-ci.

J'ai expliqué, ré-expliqué à notre autiste ce que pouvait être l'imagination mais j'ai bien vu que je n'atteignais pas mon but. Entretemps, le fameux "devoir" est revenu... Ô rage, Ô désespoir !

Remercions le professeur qui a eu la gentillesse d'attribuer à Théophile une note "provisoire" et de lui proposer un changement de consigne. Il est donc parti de : "Rédigez un texte d'un trentaine de lignes dans lequel vous évoquerez un événement de votre petite enfance qui vous a laissé un souvenir bon ou mauvais. Au travers de votre récit, on devra pouvoir discerner les différents sentiments qui vous avez éprouvés lors de cet événement et ceux que vous éprouvez encore aujourd'hui" ... pour aboutir à : "Racontez un après-midi de jeu ou de détente avec des garçons ou filles de votre âge. Vous utiliserez la première personne du singulier."

La nouvelle consigne est sympathique mais pour lui, ça ne change pas grand chose à la difficulté. Il lui est impossible de trouver des idées, des mots... Je lui suggère de parler de ses camarades d'EHS mais c'est déjà lointain et les jeunes de son âge, ce n'est pas trop sa tasse de thé. Je lui explique que peu importe : il n'a qu'à in-ven-ter !!! C'est encore non. De toute évidence, pour lui inventer, c'est un peu comme mentir. Le devoir est donc de nouveau en "stand by". 

Je ne fais pas de forcing sur cet exercice mais je le sens ennuyé de ne pas pouvoir (s'autoriser ?) à le faire. Du coup, je réfléchis au moyen d'assouplir son point de vue. Quant tout à coup...dans un moment de "glandouille" comme on les aime, quand on pianote sur le clavier d'ordinateur sans trop savoir ce qu'on cherche, le hasard me propose un film. Je commence à le regarder seule puis j'invite LePapa. Et là, nous sentons que ce film pourrait peut-être nous aider...

Résultat de recherche d'images pour "un été magique"

Le synopsis est le suivant : "Depuis la mort de sa femme, Monte Wildhorn, un écrivain spécialisé dans les westerns, noie son chagrin dans l'alcool et la solitude. Son neveu s'inquiète de son état, et le pousse à partir en vacances d'été dans une petite ville paisible, au bord d'un lac. Le vieil écrivain s'installe dans un chalet où il commence à s'ennuyer ferme, sans inspiration. Mais il fait rapidement la connaissance de ses voisines, une mère célibataire et ses petites filles."

C'est assez réducteur. Le thème central est avant tout la rencontre entre ce vieil écrivain ronchon et une gamine qui n'a pas froid aux yeux et dont le rêve est d'écrire. Alors...c'est quoi écrire, inventer, imaginer ? C'est tout ça que Monte va lui apprendre pas à pas...et en lui faisant surtout comprendre que "l'imagination est la force la plus puissante qui soit offerte à l'humanité". Après on écrit ce qu'on voit ou mieux encore ce qu'on ne voit pas. Et cela devient une force inépuisable. On peut s'inspirer de ses expériences de vie, c'est vrai mais on peut aussi créer des choses qui n'existent pas ou qu'on n'a pas soi-même vécues... Oui, on a le droit de faire ça ! Et en plus, le film aborde le thème de la différence avec beaucoup d'humour...

Théophile a beaucoup aimé le film (Morgan Freeman est épatant en écrivain bourru) et il a enfin compris ce qu'était inventer, imaginer, créer des personnages, des situations. Tout ne peut pas avoir déjà existé...et surtout, c'est PER-MIS !!!

Alors il va reprendre son exercice. Nous allons en modifier de nouveau un peu la consigne et nous verrons bien le résultat.

Nous vous proposons le film ici. Passez un bon moment en famille !

A bientôt.

LaMaman